Retrouver ici la question du mois poser au Rabbin Yonathan Chemouni
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Bonjour, Est-ce qu’une personne qui travaille et qui gagne modestement sa vie a le droit d’utiliser le Ma’asser pour payer son permis de conduire ? C’est un coût énorme, et, sur le long terme, ça devient compliqué de payer le permis à part toutes les dépenses à faire au quotidien. Merci d’avance. Daniel T
⬇ï¸La réponse du Rabbin
Rabbin Yonathan Chemouni
Bonjour, Par définition, le Ma’asser Kesafim (la dîme des revenus) est destinée à la Tsedaka, c’est-à -dire à aider les pauvres ou à soutenir l’étude de la Torah. En principe, on ne peut pas utiliser cet argent pour ses propres besoins personnels ou pour payer ses factures courantes Cependant Il existe une règle fondamentale : « Celui qui n’a pas de quoi subvenir à ses besoins essentiels n’est pas tenu de donner le Ma’asser. » * Si le paiement de votre permis met en péril votre capacité à payer votre loyer ou votre nourriture, vous n’avez pas l’obligation de prélever le Ma’asser sur votre salaire tant que votre situation ne s’améliore pas. • Certains décisionnaires permettent même, si vous avez déjà mis de l’argent de Ma’asser de côté, de l’utiliser pour vous-même si vous vous trouvez dans une situation de précarité telle que vous seriez vous-même éligible à recevoir la Tsedaka. Pour conclure Le Rav Moché Feinstein (Igrot Moché) ainsi que le Rav Ovadia Yosef rappellent que le Ma’asser n’est pas une taxe fixe comme l’était la dîme agricole à l’époque du Temple (qui était une obligation absolue), mais une « coutume de piété » (Minhag) très suivie. (Yore dea chapitre 249) Par conséquent : • Le besoin essentiel : Si le permis de conduire est jugé par vous (et idéalement confirmé par un Rav) comme une nécessité pour votre autonomie ou votre travail, il entre dans la catégorie des besoins prioritaires sur le Ma’asser. • L’équilibre : Si vous ne pouvez pas donner 10%, il est souvent conseillé de donner une somme symbolique, même minime, pour garder l’habitude de la Tsedaka sans pour autant se mettre en difficulté. ‎Je reste à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire. Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.
Rabbin Yonathan Chemouni
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